Esther Duflo est professeur d'économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et membre fondateur du Laboratoire d'action contre la pauvreté Abdul Latif Jameel (J-PAL), institution spécialisée dans la méthode de l'évaluation aléatoire des programmes de lutte contre la pauvreté. Elle a fait ses études à l'École normale supérieure et au DELTA (Paris) ainsi qu'au MIT. Ses recherches portent sur le comportement des ménages, les choix éducatifs, la scolarisation, l'évaluation des politiques, la décentralisation et la microfinance. En 2009, elle est titulaire de la première chaire internationale « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France. La spécificité de son approche et ses nombreux articles ou publications sur les questions de pauvreté lui valent une reconnaissance internationale. Elle a reçu plusieurs prix, dont le Elaine Bennett Research Prize (2003), le prix du Cercle des économistes (Le Monde, 2005), la Médaille de bronze (Centre national de la recherche scientifique, département des sciences de l'homme et de la société, 2005) et le prix Luc Durand-Réville (Académie des sciences morales et politiques, 2008).
Philippe Brault, né en 1965, est membre de l'Oeil Public depuis 2005. Son travail sur les conséquences des conflits sur les civils et l'environnement pose la question de la violence (« Réfugiés irakiens » en 2007...). Il poursuit cette interrogation dans ses travaux sur les obstacles à la liberté de circulation (« La mémoire serbe du Kosovo » en 2008, « Frontières amères » au Sud-Liban en 2007...) ainsi que sur la violence urbaine (« Scènes de crimes à Guatemala City » en 2008). Ses séries ont été publiées en France (Le Monde, Libération, Télérama...) et à l'étranger (Time, Vanity Fair, Internazionale...) et régulièrement exposées (sur les Balkans, en Pennsylvanie en 2006 ; « Ici la vie ne vaut rien » sur le trafic d'êtres humains au Guatemala à Paris en 2008 ; « Frontières amères » à Londres en 2008 puis à Toulouse en 2009). En 2010, il réalise un web-documentaire pour Arte, Prison Valley : l'industrie de la prison.
Guillaume Herbaut, né en 1970, est un membre fondateur de l'Oeil Public. Lauréat de la Fondation de France en 1999, du prix Lucien Hervé en 2004 et du 2e prix « contemporary issue » du World Press Photo en 2009, il se rend régulièrement sur des lieux chargés d'histoire dont il interroge la dimension symbolique actuelle. Son travail « Tchernobylsty » remporte le prix Kodak de la critique photographique en 2001 et le prix Fuji en 2004. En 2005, « O(...)wiecim », son travail documentaire sur Auschwitz, est présenté aux Transphotographiques de Lille. La même année, il obtient la bourse 3P pour travailler sur les conséquences des bombardements de Nagasaki. Ses travaux ont été exposés en France (Jeu de Paume en 2005, Maison Rouge en 2007) et à l'étranger (festival Foto España, Madrid, en 2007, Galerie Silverstein, New York, en 2008...). Il est représenté par la galerie Paul Frèches.
Jean-François Joly, né en 1961, a été membre de l'Oeil Public de 2007 à 2009. Autodidacte, il alterne travaux de commande et démarche personnelle dans lesquels la dimension humaine est primordiale. Deux de ses projets de photographies documentaires - « Naufragés » sur les personnes vivant en marge de la société et « Roms » sur la place des Roms dans la construction européenne - lui ont valu le prix Alpa de la ville de Vevey ainsi que la bourse Mosaïques du grand-duché de Luxembourg. Naufragés de la ville publié en 1994 et Résonances publié en 2005 rassemblent la totalité de ces deux travaux. Régulièrement exposé tant en France qu'à l'étranger, il est représenté par la Box Galerie à Bruxelles.
Johann Rousselot, né en 1971, est membre de l'Oeil Public depuis 2001. À la croisée du photojournalisme et d'une démarche d'auteur, ses travaux ont une visée artistique et documentaire. Souvent publiés dans la presse française et internationale (Le Monde, Courrier international, El Pais, Newsweek...), certains travaux ont aussi été édités, comme dans India Now (Textuel, 2007) ou encore This Day of Change : Kodansha's 100th Anniversary Photo Book Project (Kodansha International, 2009). En 2003, il reçoit le prix Kodak de la critique photographique pour sa série « Balkans : les Belles, la Bête », et « Nuit indienne » est retenue pour le prix de la fondation HSBC en 2007. Régulièrement exposé à Visa pour l'image, il l'a aussi été dans de nombreux festivals en France (Honfleur en 2005 et Angers en 2007) et à l'étranger (Inde en 2008 et Berlin en 2009).
Michaël Zumstein, né en 1970, est membre de l'Oeil Public depuis 2001. Son travail sur les conflits en Afrique interroge aussi les relations entre Afrique et Occident. Depuis plusieurs années, il s'intéresse plus spécifiquement aux droits de l'homme, à l'écologie et aux conséquences d'une économie mondialisée. Premier photographe à entrer dans les mines de coltan (République démocratique du Congo), il dénonce les conditions de travail liées à l'exploitation de ce minerai utilisé dans la haute technologie. En France, il témoigne des tensions entre jeunes et policiers (Villiers-le-Bel et Clichy-sous-Bois). En 2007, Le Monde lui demande de couvrir la campagne présidentielle ; il suit l'actualité française pour divers journaux. Il anime également, pour le World Press Photo, des ateliers photo en Afrique.