Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 148 pages
Poids : 210 g
Dimensions : 15cm X 21cm
ISBN : 978-2-913126-71-8
EAN : 9782913126718
La désaffection pour le travail au Gabon
la comprendre, en sortir
Quatrième de couverture
A-t-on raison de dire les Gabonais paresseux ? Les constats sont accablants, l'attitude par rapport au travail étonne, et l'auteur en donne une kyrielle d'exemples. Cette orthodoxie de l'interprétation du comportement du Gabonais se limite à répéter le constat et à accumuler des exemples que l'on semble par avance avoir compris. Mais on en convient, dire cela, c'est ne rien dire du tout. Ce qu'il y a à faire, c'est précisément interpréter, au sens de produire du sens. C'est la voie que choisit Akumbu M'oluña : faire sens de ce qu'il nomme lui-même la désaffection du Gabonais pour le travail. Comprendre, ce n'est pas excuser ni justifier. Cela ne consiste pas à dire non plus : "ça se comprend", ou dans le relativisme pervers : "après tout, c'est le droit des Gabonais". Non ! Il s'agit de démonter les mécanismes par lesquels ce que nous semblons regretter - car la critique n'est pas qu'externe - est possible. Cette démarche de diagnostic, qui explique que dans les remises en question, dénonciations et même railleries diverses nous avons affaire à un symptôme à prendre au sérieux, impose de remonter la filière, de partir dans une démarche abductive, du symptôme à l'agent pathogène et aux formes d'expression du mal pour caractériser clairement la maladie et, dans le cas heureux, proposer un tableau étiologique approprié. Elle ouvre surtout des opportunités de changement de ce monde.
Quand on parle, comme récemment, de la crise de notre mode de production, on comprend, et c'est là l'un des intérêts du livre, que cette affaire, cette crise du travail ne concerne pas seulement de curieux Gabonais qui en quelque sorte seraient inadaptés ou réfractaires au monde moderne, mais constitue un véritable enjeu de civilisation auquel des analyses de plus en plus nombreuses vont s'attaquer.
Emmanuel Malolo Dissakè, (extrait de la préface)