
Fiche technique
Format : Broché
Nb de pages : 172 pages
Poids : 122 g
Dimensions : 11cm X 18cm
ISBN : 978-2-330-20015-2
EAN : 9782330200152
Les libraires en parlent
Voici un joli livre qui, presque sans prévenir, va raconter un peu de l'histoire de la France, et d'une certaine façon son passé colonial en Algérie. C'est une histoire familiale avec un grand père architecte, un père "excité à la recherche de son sens" et un enfant qui va s'improviser généalogiste. C'est aussi une histoire littéraire, où l'on va y croiser Albert Camus et son frère de Lettres, Jean Sénac. Et c'est aussi l'histoire d'une maison, une maison qui devait être le symbole, en 1930, de la présence française en Algérie depuis un siècle, mais qui va lentement et subtilement marquer les esprits familiaux ainsi que de ses visiteurs. Une maison qui va embrasser un va et vient dans le temps et l'espace et nous faire comprendre comme le raconte si bien le personnage du seigneur berbère d'Antoine Saint-Exupéry, dans son livre "Citadelle", en parlant de la maison de son père où "chaque pas à un sens". Un livre qui réussit le tour de force de proposer une richesse documentaire assez exceptionnelle où l'on pourrait se noyer, mais c'est si bien raconté qu'on ne le lâche pas de la première à la dernière page. Oui, vraiment, un joli livre.
PS : Comme l'auteur, je suis fils de Pieds-Noirs (toute ma famille vient d'Oran). Je profite, et je m'en excuse, de cette modeste chronique pour le remercier pour les pages 43 et 44 qui cristallisent ce que je ressens depuis tant d'années. Encore merci à lui.
Quatrième de couverture
La maison indigène
Ce livre est, à sa façon, une visite : non seulement de la maison que fit bâtir, en 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, pour rendre hommage au style néomauresque, lors du centenaire de l'Algérie française, mais également de tout un passé - intime, historique, littéraire, politique.
Au cours de l'enquête sensible qu'il se décide à mener sur cette « Villa Claro » - ainsi qu'on l'appelait autrefois -, Claro apprend qu'elle a accueilli en 1933 un jeune homme de vingt ans du nom d'Albert Camus, lequel en ressortit littéralement ébloui et écrivit alors un de ses tout premiers textes : « La Maison mauresque ». Mais s'y sont également succédé Le Corbusier, le poète Jean Sénac, ou le réalisateur Luchino Visconti. Chacun de ces visiteurs détiendra, à sa manière, une clé de la « Maison mauresque ». Ce livre force donc les serrures, pousse des portes. Dont une, inattendue, donnant sur une pièce que l'écrivain croyait vide : celle du père.