Rayon Maladies et thérapeutiques
La respiration embryonnaire et les méthodes du souffle : sept écrits taoïstes des Tang (618-907)

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : CXLV-191 pages
Poids : 460 g
Dimensions : 13cm X 20cm
ISBN : 978-2-251-45598-3
EAN : 9782251455983

La respiration embryonnaire et les méthodes du souffle

sept écrits taoïstes des Tang (618-907)


Collection(s) | Bibliothèque chinoise
Paru le
Broché CXLV-191 pages
traduits et annotés par Muriel Baryosher-Chemouny et Catherine Despeux
Public motivé

Quatrième de couverture

Sont traduits ici les écrits sur les « méthodes du souffle » (qifa 氣法), datant pour la plupart des Tang (618-907), qui ont été intégrés au Canon taoïste des Ming. Ils exposent des procédés pour nourrir la vie, très en vogue à l'époque des Tang et aux époques postérieures. Ces méthodes consistent principalement en mouvements gymniques (daoyin 導引), automassages, diètes telles que l'abstinence de grains (bigu 辟穀), diverses façons de respirer (tuna 吐納), d'ingérer le souffle (fuqi 服氣), de faire circuler le souffle interne avec visualisations de ses trajets ou de sa diffusion dans diverses régions du corps (xingqi 行氣), emploi du souffle (yongqi 用氣) pour se soigner ou pour soigner autrui.

Les techniques qui y sont mentionnées prennent racine dès la fin des Royaumes combattants, vers le IVe siècle avant notre ère, pour atteindre leur apogée sous les Tang, non sans avoir reçu l'influence de techniques bouddhiques de respiration (ānāpāna), de visualisations, du corps et de concentration (dhyāna), dès les Six Dynasties (IIIe-VIe siècle). Après les Tang, non seulement elles feront partie, dans le contexte taoïste, de pratiques individuelles d'alchimie interne et de certains rituels, mais aussi elles se diffuseront encore plus qu'auparavant dans les milieux lettrés et médicaux.

Sous les Song, les Ming et les Qing, ces méthodes du souffle prendront place dans des ouvrages médicaux et dans des compilations de lettrés, dans le but de « nourrir la vie », de se maintenir en bonne santé, voire de soigner certains symptômes. De nos jours, elles ont été pour la plupart simplifiées et sont devenues l'une des bases de ce que l'on appelle le qigong 氣功.

La Bibliothèque chinoise accueille, en édition bilingue, les classiques de la littérature chinoise en langue classique dans tous les domaines des lettres et des sciences (philosophie, histoire, poésie, politique et militaria, mais aussi médecine, astronomie, mathématiques, etc.).

Les textes et traductions sont accompagnés d'une longue introduction et d'un appareil critique développé (notes, chronologie, glossaire, cartes et index).

La possibilité est ainsi offerte au lecteur non sinophone d'entrer de plain-pied dans les ouvrages les plus représentatifs de l'immense production écrite qui caractérise la culture chinoise, depuis l'époque de Confucius (551-479 av. n. è.) jusqu'à la chute du régime impérial en 1911.

Biographie

Catherine Despeux, professeur honoraire de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), étudie les représentations du corps, les techniques de santé et de longévité dans la médecine chinoise et le taoïsme, et les arts de l'esprit dans le taoïsme et le bouddhisme Chan. Elle est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, seule ou en collectif, dont Lao-tseu. Le guide de l'insondable (2010), Pratiques alchimiques des femmes taoïstes (2013), et la traduction du Classique du thé de Lu Yu (2023).

Muriel Baryosher-Chemouny, sinologue et hébraïsante, enseigne la civilisation chinoise à l'université Sorbonne nouvelle-Paris III. Elle s'intéresse à l'alchimie en Chine et en Occident, à leur symbolique, ainsi qu'à la pensée philosophique hébraïque. Elle est l'auteur notamment de La quête de l'immortalité en Chine : alchimie et paysage intérieur sous les Song (1996).

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